La mythique Marseille-Cassis (2017)

La mythique course Marseille-Cassis me tentait depuis quelque temps déjà. Et j'ai eu la chance d'y participer cette année grâce à NGE.
J'étais impatiente de découvrir le parcours, d'être dans l'ambiance, de me challenger encore un peu plus.
Marseille-Cassis fut mon premier 20 km - et comment faire plus belle course ?
J'avais entendu parlé de ce fameux Col de Gineste qui tuait les jambes ; de la descente après le col qui coupait nos cuisses. Alors oui, j'étais réticente à me confronter à ces 10 km de montée et 10 km de descente. 
Mais comment vous dire que j'ai juste adoré cette course du début à la fin ? J'ai même eu moins de difficulté dans les côtes qu'à Paris-Versailles !




Mais reprenons cette course du début : 



6h00 : réveil à l'hôtel dans lequel nous nous trouvons ma mère et moi à Cassis. On enfile notre tenue et on descend prendre le petit déjeuner : tartines de pain complet à al confiture, fruits et fruits secs. 

7h00 : nous prenons la navette spécialement affrétées pour les coureurs qui nous amène, lentement, à proximité du Vélodrome de Marseille où la course prend son départ. 
Nous arrivons vers 8h30: juste le temps de passer les fouilles et de faire un tour aux toilettes avant de rejoindre notre sas de départ. 

Il y a énormément de monde. Nous sommes 17 000 cette année au lieu de 15 000 ! Les gens sont souriants. Le vent nous fouette et l'on se resserre pour se tenir chaud. Les coureurs sont aimables, confiants et solidaires. On sent déjà que ce sera une belle course, une course unique. 

9h00 : les premiers coureurs s'élancent. On les applaudi et l'on se prépare à partir à notre tour. Nous n'attendons pas bien longtemps d'ailleurs. 

9h15 : c'est déjà le départ. On part doucement pour ne pas se fatiguer. On discute, on souffle, on apprécie le soleil qui brille. Et même si j'avais terriblement froid quelques instants plus tôt, je commence à transpirer sous le soleil et la promiscuité des coureurs. Mais il n'y a pas tant de difficultés à doubler. 
On cours à une bonne allure si bien qu'on avance sans problème et qu'on dépasse les kilomètres avec entrain. 
Il fait de plus en plus chaud à mesure qu'on quitte Marseille. 
Avant le col de Gineste, on s'arrête au premier ravitaillement pour boire une gorgée et avaler un quartier d'orange. 
Requinquée, nous nous élançons vers le tronçon le plus difficile de la course. On ne ralentit même pas, nos jambes nous portent. La pente n'est pas si ardue. On regarde droit devant soi ou dans le lointain. Le paysage est à couper le souffle : les montagnes nous surveillent, la route serpente si bien qu'on voit tous ces tee-shirts colorés monter les côtes ou entamer la montée derrière nous. C'est beau, c'est exaltant, c'est fou. 

Une fois la côte passée, je me dis que je suis encore pleinement en forme, que c'était presque trop facile, que je suis tellement heureuse d'être là. 
On s'arrête au second ravitaillement : je bois un verre de limonade qui me redonne encore plus de peps. 
Je suis prête à affronter la descente. Et je crois bien que je l'ai moins apprécié que la montée. J'essaye de ne pas trop freiner, de laisser ma foulée s'agrandir. On accélère mais on prend tout dans les cuisses et les genoux. 
On retrouve à nouveau une montée : elle pique un peu mais elle est courte. 

Le reste de la course se poursuit en un claquement de doigt. On arrive rapidement sur les hauteurs de Cassis. On voit la mer et le Cap Canaille. C'est si beau et ça sent la fin. 
Après le dernier ravitaillement, au 18 km, j'accélère un peu. On va bientôt arriver vers les champs de Cassis. Le terrain monte un peu mais on donne tout et sur une dernière ligne droit, on franchit la ligne d'arrivée le sourire aux lèvres. 

Je ne sais pas alors quel temps j'ai fait mais je suis juste heureuse d'avoir fait cette course sans un point de côté, sans difficulté, sans même marcher. 

C'est l'euphorie autour de nous. On cherche l'eau. Il y a foule et on n'avance au ralenti vers la remise des médailles et le ravitaillement. 

C'est la première fois que je courre Marseille-Cassis alors je ne pourrais pas comparer l'arrivée dans les hauteurs de Cassis à celle du port. Cela doit être un peu moins magique j'imagine. Mais ces 3 derniers et nouveaux kilomètres étaient chouettes. 

Au ravitaillement, n'ayant pas spécialement faim, je me contente de quelques carrées de chocolat noir, c'est si rare dans les courses ! Surtout, on s'hydrate car il fait très chaud et qu'on a peu bu pendant la course. 

Résultat ? 20 km en 1h56 ! J'espérais faire moins de 2 heures mais là je suis juste ravie ! 




J'ai hâte de revenir l'an prochain. J'espère avoir la chance de reparticiper à cette course et je vous souhaite également d'en avoir l'occasion car Marseille-Cassis c'est vraiment mythique, unique et incroyable. 

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